Des communautés et des actions

Au delà des sites et des réseaux sociaux dédiées, des communautés et des projets prenant appui sur Mths en-vie se créent à l’initiative d’enseignants ou de collectifs. Petit aperçu ci-dessous. Ne pas hésiter à nous faire remonter vos actions afin de pouvoir les relayer ci-dessous :

ProblemaTwitt

 

Par Céline Canard @Celinecanar

ProblemaTwitt, qu’est-ce que c’est ?
C’est un dispositif collaboratif qui permet de proposer les problèmes de maths différemment…
Pourquoi ? Parce que les élèves redoutent souvent cet exercice, pensent qu’ils n’en sont pas capables, que « c’est trop difficile », ont peur de se tromper, « bloquent », voire pour certains, « se pensent nuls »… (l’étude Pisa révèle que les élèves français sont ceux qui répondent le moins, par peur de se tromper !)
Pour faire progresser nos élèves en problèmes, ce dispositif est basé sur :
– la communication/l’oral et la réflexivité en mathématiques, pour mieux comprendre son propre raisonnement (métacognition) et le comparer à celui des autres (présenter sa démarche, s’ouvrir à celles des autres, développer les langages mathématiques)
– la négociation: pour justifier ses choix, écouter les autres, comprendre ses erreurs, et apprendre à développer l’argumentation et la démonstration mathématiques.
– le traitement actif des erreurs par les élèves eux-mêmes: les habituer à les identifier selon un code (on apprend au moment où on comprend son erreur…)

Le dispositif a été testé dans des classes et a montré des évolutions significatives des élèves:
– confiance en soi, dédramatisation de l’erreur (les ateliers sont un moment privilégié)
– motivation et implication
– meilleure analyse et compréhension des énoncés et des lectures de données
– moins d’erreurs dans le choix des calculs
– davantage de précision dans les approches et les langages mathématiques
– identification des erreurs récurrentes (et action en ce sens)
L’attitude de certains élèves en difficultés est tout à fait encourageante, comme si le fait de ne plus être seul diminuait la difficulté… (le fait d’échapper aux « blocages »)
Les ateliers de négociations développent l’habitude de justifier ses raisonnements, et donc une certaine forme de rigueur.
De la même manière, ils incitent à demander de l’aide en cas de « blocage », et ce dans d’autres domaines. Ils sont un bon moyen d’instaurer un climat coopératif.
Du côté des enseignants, c’est l’occasion de faire évoluer ses pratiques et sa posture, d’être plus réflexif, de communiquer avec des collègues, d’échanger, faire partie d’un réseau d’enseignants toujours bienveillants et motivés !

Le dispositif s’appuie sur la Méthode Heuristique des Mathématiques, M@ths en-vie ainsi que bien évidemment, sur la Twitée !

Accéder au site : cliquer ici

Compte Twitter : @ProblemaTwitt

Groupe Facebook M@ths en-vie ulis

L’objectif de ce groupe d’enseignant(e)s du spécialisé est d’utiliser l’environnement des enfants pour comprendre les maths mais aussi leur montrer qu’il y a beaucoup de classes ULIS en France. C’est donc un groupe réservé au spécialisé souhaitant s’engager dans ce projet.

Accéder au groupe : cliquer ici

Problémater

Il s’agit d’un projet collaboratif entre twittclasses maternelles (comptes classes sur le réseau social Twitter) autour de la résolution de problèmes.

Les enseignants participants se mettent d’accord pour travailler sur un thème commun par session : les billes, les chocolats, les jouets, etc. Une banque d’exercices avec divers paliers de complexité est créée afin de s’adapter à tous les niveaux : de la PS à la GS (ou début élémentaire). Les types de problèmes sont variés : partages, comparaisons, ajouts, équivalences, décompositions, etc. Les twittclasses sont ensuite réparties par binômes ou trinômes.

Chaque enseignant propose alors à ses élèves de s’entraîner (en coopération ou seul) sur quelques-uns de ces énoncés. Dans les premiers temps, la manipulation est préconisée (objets réels, jetons, cubes, étiquettes, …). Le passage à l’abstraction se construit progressivement. C’est la première phase du projet.

Une fois coutumiers à la résolution de problème, des échanges entre twittclasses partenaires naissent : les classes se soumettent des problèmes et partagent sur leurs procédures. Ils vérifient les réponses, argumentent, corrigent ou félicitent leurs camarades. #Problemater est un projet de communication qui mobilise des compétences langagières diverses. La richesse de cette deuxième phase réside dans ces échanges sur les procédures mathématiques : on compare ces dernières et on expérimente d’autres façons de faire.

La dernière phase reste sans doute la plus intéressante : la création de problèmes inédits. En développant un « habitus » de la résolution de problèmes, l’enseignant peut ensuite proposer à ses élèves d’imaginer de nouveaux énoncés pour leur classe partenaire. Les enfants apprennent à coopérer et à s’organiser pour créer un problème mathématique. Les compétences engagées sont nombreuses : sociales, langagières, numériques, …

Là encore l’énoncé est soumis à la classe partenaire qui tente de le résoudre et d’expliquer les procédures. En abordant tôt, de manière ludique et active ces compétences mathématiques, on pourra espérer réduire les appréhensions liées à la résolution de problème et les mauvais résultats dans ce domaine qui sont constatés chez les élèves français.


#Problemater, c’est aussi l’intégration des outils numériques. En effet, les élèves utilisent divers supports pour répondre ou soumettre des problèmes : tweets, enregistrements audios, vidéos, photos, TBI, QR-codes, écriture de courtes phrases sur l’ardoise, … Là encore, il n’y a pas une façon de faire. Les choix effectués par chaque classe permettent d’enrichir les pratiques de tous. #Problemater, c’est avant tout des partages !

Pour plus d’informations, contacter Séverine Haudebourg sur Twitter : @SeveHdbrg.

Consulter également une présentation de ce projet : https://www.genial.ly/59ff28d84f0bdd10f03e2656/problemater

Lire l’article dans le Café Pédagogique : cliquer ici